MER. Des dauphins se sont installés à Saint-Jouin-Bruneval. Ils pourraient y rester s'ils ne sont pas dérangés.
Ils sont, depuis plusieurs semaines, devenus l'attraction locale. Une colonie de dauphins, quatre adultes et un petit, a élu domicile au port d'Antifer à quelques centaines de mètres du rivage. Les sympathiques mammifères sont devenus une véritable curiosité au point de concurrencer la mascotte du port Péli, le pélican, autre singularité de Saint-Jouin-Bruneval.
Si par nature le volatile préfère les régions tropicales ou tempérées chaudes, en venant s'installer sur les côtes de la Manche, il a prouvé sa capacité d'adaptation. Pour le dauphin, l'explication est plus simple. « Les grands dauphins sont observés régulièrement dans les environs depuis au moins deux ans. C'est un phénomène normal car il existe une grande population dans le Cotentin. Aujourd'hui, ils donnent l'impression de vouloir se sédentariser », explique François Gally, responsable du groupe d'étude des cétacés du Cotentin (GECC). Ce spécialiste accompagné d'Alain Deschandol, président du Chene d'Allouville-Bellefosse, va animer une conférence ce soir à la salle polyvalente pour présenter l'espèce et évoquer le comportement que l'humain doit adopter.
De la quiétude
Cet été, l'école de voile est régulièrement partie à la
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rencontre de ces hôtes de marque pour le plus grand bonheur des jeunes navigateurs. Tous les week-ends, les plaisanciers mettent le cap sur la bouée 24, de l'autre côté de la digue où ils sont à peu près assurés de voir jouer les dauphins devant leur étrave.
Cette rencontre avec la nature est évidemment fascinante. Mais, pour François Gally et Alain Deschandol, cette observation doit respecter certaines règles. « S'ils ont envie de s'installer ici il faut leur laisser une paix royale. Le dauphin bénéficie d'un des plus importants niveaux de protection en France et en Europe. ». Les deux intervenants vont évidemment revendiquer une approche respectueuse. « Quelques règles élémentaires s'imposent : ne pas s'approcher à moins de 100 mètres, ne pas s'imposer trop longtemps, ne pas se diriger sur eux, ne pas les poursuivre, ne pas couper leur trajectoire, éviter tout changement de brutal de vitesse ou de direction, ne pas les toucher ou encore moins nager avec eux » préviennent les conférenciers.
Et, pour mieux faire passer le message, les deux intervenants vont dans l'après-midi faire de la pédagogie auprès des scolaires. Les enfants sont de très bon relais.
ST.R
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